Photographe de l'extrême

 

Pascal Tournaire est un photographe indépendant spécialisé dans les prises de vue en terrains extrêmes. Il est également directeur artistique en presse et en édition.
Dernier reportage en juin 2005 : Time magazine, 7 pages sur l'évolution du plus grand glacier des Alpes, le glacier d'Aletsch en Suisse.

Dernière expédition : 7 semaines en Géorgie du sud (Antarctique),en novembre et décembre 2004, avec une équipe de sourds. Objectif : promouvoir la langue des signes et les relations entre sourds et entendants. Quinze pages dans le magazine «Alpinisme & randonnée» et un livre à paraître aux Editions Guérin en septembre 2005, dont Pascal Tournaire réalise la direction artistique et la mise en page. Une équipe de tournage a suivi cette aventure pour le magazine Thalassa, l’émission a été diffusée en octobre 2005. La collaboration fut particulièrement extraordinaire, sur le bateau Tara 5 comme en haute-montagne.

 

Entre banlieue et désert

 

Pascal Tournaire est né en banlieue parisienne en 1959. Après des études scientifiques, il devient maquettiste puis directeur artistique à Paris pour la presse (Grand Prix International, Moto-presse, Montagnes magazine, Alpirando, Parapente mag, Aérial...), l'édition (Denoël, Arthaud, Sélection du Reader's Digest, Nathan, Flammarion...), et la publicité.

De 1987 à 2005 il a été journaliste, grand reporter et photographe pour les groupes Hommel et Glénat-presse : magazines «Vertical» et «Alpirando». Il est également collaborateur de revues étrangères spécialisées, telles que «Desnivel» (Espagne), «Rock & Ice», «Alpinist» (USA), «Klettern», «Alpin» (Allemagne), «La revista della montagna», «Alp» (Italie)...

Pascal Tournaire travaille régulièrement pour la presse grand public : «VSD», «Figaro magazine», «Paris-Match»... Pour la publicité : catalogues «Petzl», «Charlet», «Millet», «Béai», «Degré 7», «Salomon», «Bermudes», «4810»... Il a réalisé un certain nombre de livres, notamment «le désert libyque» avec Théodore Monod.

 

Le secret de sa passion

 

« J'ai eu la chance depuis plus de 15 ans de suivre les meilleurs alpinistes sur les plus belles montagnes du monde. Bruno Gardent m’a appris qu’« en montagne, il faut toujours improviser ». Benoît Chamoux, avec son «Esprit d'équipe», m'a ouvert à la démesure himalayenne. J'ai concrétisé le rêve d'admirer un coucher de soleil au sommet de l'Everest avec Christine Janin avant d'engager avec elle un périple menant aux sommets des 7 continents.

Marc Batard, Catherine Destivelle, François Damilano, François Marsigny, Lynn Hill, Liv Sansoz, Daniel du Lac... autant d'alpinistes et de champions d'escalade chez qui j’ai pu déceler la fragilité dans les instants les plus forts. Je suis un témoin privilégié de la violente beauté de la nature, et des exploits de ces acteurs éphémères que sont les alpinistes. J'aime être dans le vif de l'action, saisir dans une image le vide, le froid, la peur, le vertige.

Aux alpinistes photographiés comme de jolis chamois posés sur une arête, je préfère coller mon grand angle sous les crampons d’un type qui se bagarre dans le couloir nord des Drus. J’aimerais capter la violence d’une tempête dans une face nord – mais, à chaque fois que cela m’est arrivé, j’ai toujours planqué mon appareil photo dans mon sac pour sauver ma peau !

La grande photo d’alpinisme reste à faire. Elle exigera au-delà des compétences techniques, le plus grand contrôle de soi pour condenser sur un bout de plastique toute la force de la vie quand elle est en sursis. »